
L’ouverture du régime des flexi-jobs aux assistants pharmaceutico-techniques (APT) constitue une évolution importante pour notre profession.
Pour certains collègues, cette mesure représente une opportunité supplémentaire de compléter leurs revenus, d’exercer une activité complémentaire ou de répondre à des besoins ponctuels du secteur pharmaceutique. Elle peut également offrir davantage de flexibilité aux employeurs confrontés à des difficultés de recrutement ou à des besoins temporaires en personnel qualifié.
L’UFAPT prend acte de cette évolution et comprend l’intérêt qu’elle peut représenter pour de nombreux professionnels.
Cependant, au-delà des aspects pratiques de cette nouvelle mesure, celle-ci soulève également une question de fond qui mérite d’être posée.
La possibilité de travailler davantage est une liberté que chacun doit pouvoir exercer s’il le souhaite.
Mais cette évolution invite également à s’interroger sur la réalité économique vécue par de nombreux travailleurs. Si certains APT voient dans le flexi-job une opportunité intéressante, d’autres y voient avant tout un moyen de compenser une perte de pouvoir d’achat ou de faire face à l’augmentation du coût de la vie.
Dès lors, une question mérite d’être posée : l’avenir de notre profession doit-il principalement passer par la possibilité de travailler davantage, ou également par une meilleure valorisation du travail déjà accompli au quotidien ?
Le métier d’assistant pharmaceutico-technique a connu une évolution importante au cours des dernières années.
Les APT occupent aujourd’hui une place essentielle dans le fonctionnement des pharmacies d’officine et des pharmacies hospitalières. Ils exercent des missions de plus en plus techniques, participent activement à la qualité et à la sécurité du circuit du médicament et assument des responsabilités croissantes dans leur pratique quotidienne.
Dans le secteur hospitalier notamment, de nombreux APT participent à des activités hautement spécialisées telles que les préparations stériles, les chimiothérapies, les immunothérapies, la gestion des dispositifs médicaux ou encore la formation de nouveaux collaborateurs et étudiants.
Parallèlement, les exigences réglementaires se sont renforcées et la formation continue est devenue une obligation pour l’ensemble de la profession.
Cette évolution témoigne de l’importance croissante du rôle des assistants pharmaceutico-techniques au sein du système de soins.
À l’UFAPT, nous estimons que toute mesure offrant davantage de possibilités aux APT mérite d’être considérée avec intérêt.
Toutefois, l’ouverture du flexi-job ne doit pas faire oublier un enjeu essentiel : la reconnaissance de notre profession.
Cette reconnaissance passe notamment par :
une valorisation des compétences et de l’expertise des APT ;
une meilleure prise en compte des responsabilités exercées ;
des perspectives d’évolution professionnelle claires ;
une rémunération en adéquation avec les qualifications, les compétences et les missions réalisées.
La possibilité de travailler davantage peut constituer un choix personnel. Elle ne doit cependant pas remplacer la réflexion nécessaire sur l’attractivité de la profession et sur sa juste reconnaissance.
L’ouverture du flexi-job aux assistants pharmaceutico-techniques constitue-t-elle principalement une opportunité supplémentaire pour les professionnels du secteur ou révèle-t-elle également la nécessité d’une revalorisation plus globale de la profession ?
L’UFAPT souhaite entendre l’avis des assistants pharmaceutico-techniques de tous les secteurs.
Nous vous invitons à partager votre expérience, votre point de vue et vos propositions. Vos témoignages contribueront à nourrir la réflexion de l’UFAPT sur l’avenir de la profession et sur les actions à mener pour renforcer sa reconnaissance.
Vous pouvez nous faire parvenir vos remarques à l’adresse suivante : info@ufapt.be
Chaque témoignage compte et contribue à faire entendre la voix des assistants pharmaceutico-techniques.